Conferences and colloquies
Les parlementaires s'impliquent dans la lutte contre la traite des êtres humains


Manuel à l’usage des parlementaires

Un manuel de 117 pages édité par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe détaille la façon dont les parlementaires peuvent favoriser la ratification et l'application de la nouvelle convention du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains, en déposant des propositions de loi, en affectant des crédits ou en intervenant auprès de leur gouvernement.
Manuel à l’usage des parlementaires : La Convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains

Ce traité novateur définit des voies et moyens de poursuite des trafiquants et de protection des victimes, contrôlés par un mécanisme de suivi. Il est entré en vigueur le 1er février 2008. Il a à ce jour été ratifié par 26 Etats membres du Conseil de l'Europe.

« Avec l’entrée en vigueur de notre convention, nous espérons enfin combattre plus efficacement cette intolérable barbarie moderne que seul un effort collectif de tout notre continent permettra d’enrayer. Plus il y aura de pays qui ratifient cette convention, meilleure sera la protection des victimes », a déclaré Lluís Maria de Puig, Président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE).

Résumé de la Convention
Liste des ratifications
Textes de référence de l'Assemblée parlementaire
Site internet de l'Action du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains


Actualités
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Traite des êtres humains : l’adhésion de l’UE à la Convention du Conseil de l’Europe garantirait son application uniforme en Europe

L’adhésion de l’Union européenne à la Convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains garantirait « l’application uniforme de ses normes élevées et de son approche des droits de l’homme à travers toute l’Europe », ont déclaré aujourd’hui les participants à la Conférence « Les Parlements unis contre la traite des êtres humains », organisée à Paris par la Commission sur l’égalité des chances de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE). A cette fin, les participants ont décidé d’« aborder cette question dans leurs relations avec les institutions de l’UE, en particulier avec le Parlement européen ».
La déclaration finale souligne également que « la mise en œuvre effective des dispositions de la Convention par les Etats parties est le principal défi à relever » et exprime la conviction des participants que « les parlements nationaux doivent jouer un rôle actif dans le contrôle de cette mise en œuvre ».
« La traite des êtres humains nous concerne tous en tant que parlementaires. Les victimes de la traite sont impuissantes. Nous avons le pouvoir de changer leur situation. Nous avons le pouvoir de leur donner une voix pour se faire entendre », a déclaré Jose Mendes Bota (Portugal, PPE/DC), Président de la Commission de l'APCE sur l'égalité des chances. « Chacun d'entre nous a une responsabilité politique et individuelle : ne tolérons pas l'esclavage. Ne soyons pas des témoins impuissants, battons nous ! », a-t-il ajouté.
A la lumière des bonnes pratiques identifiées lors de la conférence, les participants recommandent aux Etats membres du Conseil de l’Europe et aux parlements nationaux de prendre un certain nombre de mesures pour promouvoir la Convention.
 

Déclaration finale

La traite des êtres humains : «Ne soyons pas des témoins impuissants, battons nous !»

 

 
La traite des êtres humains : « Ne soyons pas des témoins impuissants, battons nous ! »

« Chacun d'entre nous a une responsabilité politique et individuelle : ne tolérons pas l'esclavage. Ne soyons pas des témoins impuissants, battons nous ! », a déclaré aujourd'hui Jose Mendes Bota (Portugal, PPE/DC) à l'ouverture de la Conférence interparlementaire sur « Les parlements unis contre la traite des êtres humains », organisée à Paris par la commission de l'APCE sur l'égalité des chances.
« La traite des êtres humains nous concerne tous en tant que parlementaires. Les victimes de la traite sont impuissantes. Nous avons le pouvoir de changer leur situation. Nous avons le pouvoir de leur donner une voix pour se faire entendre », a t il ajouté.
Maud de Boer Buquicchio, Secrétaire Général adjointe du Conseil de l'Europe, a insisté sur le rôle de l'APCE en faveur de la Convention du Conseil de l'Europe contre la traite des êtres humains. « L'Assemblée parlementaire est en première ligne pour faire connaître cette convention, et la manifestation d'aujourd'hui témoigne à nouveau de ses efforts constants à cet égard. Votre rôle est crucial », a t elle souligné.
« La traite des êtres humains touche tous les pays, en Europe et ailleurs. C'est pourquoi il est si fondamental que nous coopérions et que nous coordonnions notre action au niveau régional et mondial afin de concevoir des politiques en la matière qui soient couronnées de succès », a t elle ajouté.
Parmi les intervenants à la conférence, figurent Joy Ngozi Ezeilo, Rapporteur spécial des Nations Unies sur la traite des êtres humains, en particulier les femmes et les enfants, Hanne Sophie Greve, présidente du GRETA, et la baronne Butler Sloss, membre de la Chambre des Lords (Royaume-Uni) et coprésidente de l'intergroupe parlementaire sur la traite des êtres humains.
 

Discours de José Mendes Bota
Discours de Maud de Boer-Buquicchio

Annonce de la Conférence

 

Coopération entre l’APCE et le PE en matière de droits des femmes : élaborer des normes communes

Alors qu'il évoquait devant la Commission des droits de la femme et de l'égalité des genres du Parlement européen à Bruxelles l’élaboration de la future directive de l'Union européenne relative à la prévention et la répression de la traite des êtres humains, José Mendes Bota (Portugal, PPE/DC), Président de la Commission sur l'égalité des chances pour les femmes et les hommes de l'APCE, a fait part aujourd'hui de ses préoccupations « au sujet du dédoublement de l'action menée par le Conseil de l'Europe et l'Union européenne, ainsi qu'à propos de l'éventuelle prolifération des procédures de suivi ».

« Le dédoublement des mécanismes de suivi est coûteux et il est probable que les États ne pourront pas se permettre ce type de dépense en période de restrictions financières », a-t-il souligné. « Il importe également d'éviter que les nouveaux instruments juridiques qui pourront être élaborés par l'Union européenne […] ne comportent des normes moins exigeantes », a-t-il ajouté.

M. Mendes Bota a par ailleurs indiqué que l'entrée en vigueur en décembre 2009 du traité de Lisbonne faisait naître un certain nombre de défis pour le système conventionnel du Conseil de l'Europe et offrait de nouvelles occasions de coopération entre le Parlement européen et l'Assemblée parlementaire. « Nous devons profiter de cette dynamique politique pour unir nos forces », a-t-il déclaré, en ajoutant que « l'égalité des genres est à l'évidence une question d'intérêt général ; nos assemblées politiques respectives cherchent à atteindre les mêmes objectifs : garantir aux femmes davantage de droits, une plus grande égalité et une meilleure égalité des chances ».

Déclaration de M. José Mendes Bota

 

Manuel à l’usage des parlementaires

L’APCE encourage l’UE à adhérer à la convention sur la lutte contre la traite des êtres humains

« L'Assemblée parlementaire encourage vivement l’Union européenne à adhérer dès que possible à la convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains, afin de garantir l’application des mêmes normes dans ce domaine, partout en Europe, y compris dans l’Union européenne », a souligné aujourd’hui à Bruxelles Lydie Err (Luxembourg, SOC), intervenant lors d’un séminaire sur la lutte et la prévention de la traite des êtres humains, organisé par la Commission des droits de la femme et de l'égalité des genres, et par la Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures du Parlement européen.

« A l'heure où l'Union européenne élabore une directive sur la lutte et la prévention de la traite des êtres humains, il me semble primordial que les futurs standards de l'Union européenne ne soient ni incompatibles, ni moins élevés que ceux du Conseil de l'Europe dans ce domaine. Nous devons coopérer et coordonner nos efforts si nous voulons mettre en place des mécanismes efficaces de protection des victimes », a ajouté Mme Err, qui a annoncé l’organisation le 3 décembre prochain par l’APCE, d’une conférence internationale parlementaire consacrée à la lutte contre la traite des êtres humains en Europe.

Le discours de Mme Err
Le programme du séminaire


Kent Olsson

Participation de M. Olsson à un seminaire sur la traite des êtres humains, Londres

[22-02-2010] “La Convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains sera pleinement efficace lorsqu’elle sera ratifiée par d’autres pays en Europe et au-delà. Plus large sera la ratification de la convention, meilleure sera la protection des victimes. A cet égard, le rôle des parlementaires est déterminant », a rappelé Kent Olsson (Suède, PPE/DC), lors d’un séminaire sur la traite des êtres humains, organisé à Londres par l’Union Interparlementaire et le Groupe britannique de l’Union Interparlementaire.

Dans sa résolution adoptée en janvier dernier, l’Assemblée a appelé les Etats membres du Conseil de l’Europe qui ne l’ont pas encore fait à signer et/ou ratifier cette convention et a encouragé l’Union européenne à y adhérer.

Discours de Kent Olsson (anglais uniquement)
Programme du séminaire
Déclaration finale

 

 

Traite des êtres humains : le père d’une victime apporte son témoignage

Rantsev

Dans le cadre d’un débat parlementaire sur la lutte contre la traite des êtres humains et la nécessité de promouvoir la convention du Conseil de l’Europe sur la traite, la Commission sur l’égalité des chances pour les femmes et les hommes de l’APCE a organisé aujourd'hui une conférence de presse avec Nikolay Mikhaylovich Rantsev, père d’une victime de la traite des êtres humains. Cette affaire a fait l’objet d’une requête auprès de la Cour européenne des droits de l’homme, et un arrêt a été rendu le 7 janvier 2010, condamnant Chypre et la Russie. Ludmila Churkina, avocate du requérant, était également présente, ainsi que Gisela Wurm (Autriche, SOC), rapporteuse de l’APCE sur la lutte contre la traite, et José Mendes-Bota, Président de la Commission.

Lien vers l' Enregistrement video de la conférence de presse

Lutte contre la traite des êtres humains : l’APCE plaide pour la signature et/ou la ratification la plus large possible de la convention

Dans une résolution adoptée aujourd’hui, l’Assemblée appelle les Etats membres du Conseil de l’Europe qui ne l’ont pas encore fait à signer et/ou ratifier la Convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains, et encourage l’Union européenne à y adhérer. Elle plaide également en faveur d’une coopération renforcée avec les autres organisations internationales, en veillant notamment à éviter tout risque de duplication entre les différents mécanismes de suivi.

Les parlementaires demandent par ailleurs que le GRETA – Groupe d’experts indépendants chargé de veiller à la mise en œuvre de la convention – puisse disposer des ressources financières et humaines nécessaires à son activité. Suivant les recommandations de Gisela Wurm (Autriche, SOC) rapporteuse de la Commission Egalité, l’APCE propose enfin d’organiser en 2010 une conférence sur la lutte contre la traite avec l’ensemble des partenaires impliqués.

Lien vers la Résolution 1702 (2010)

Kent Olsson [10-12-2009] Kent Olsson (Suède, PPE/DC) a représenté l'APCE le 12 décembre 2009 à la Conférence régionale européenne sur "Migrations et violences à l'encontre des femmes en Europe", organisée conjointement par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe et l'Union interparlementaire, Paris

Lien vers le discours
Lien vers le programme de la conférence
Lluís Maria de Puig


Le Président de l’APCE invite l’UE à adhérer à la Convention sur la lutte contre la traite des êtres humains


[19-10-2009] A l'occasion de la 3e Journée européenne de lutte contre la traite des êtres humains et de la Conférence de l'UE sur le sujet qui se tient du 19 au 20 octobre à Bruxelles, le Président de l’APCE, Lluís Maria de Puig, a aujourd’hui incité les Etats membres du Conseil de l'Europe qui ne l'ont pas encore fait à signer et/ou ratifier la Convention du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains. Tout en se félicitant de la mise en place du mécanisme de suivi de cette Convention, le GRETA (Groupe d'experts sur la lutte contre la traite des êtres humains), il a invité l'UE à poursuivre sa coopération avec le Conseil de l'Europe, afin d'éviter toute duplication des mécanismes de monitoring, et à adhérer dans les meilleurs délais à la Convention.  



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