Conférences et colloques

 

Dès 1969, l’APCE exhortait les gouvernements européens à adopter des mesures concrètes pour aider les Tsiganes et les Gens du voyage. Quarante ans plus tard, alors que ses appels répétés étaient restés pour la plupart ignorés, l’Assemblée dénonçait un bilan honteux pour l'Europe sur la question des Roms. Au début de l'été 2010 ­ avant même que les expulsions de Roms ne fassent la une des journaux – l’Assemblée a lancé une mise en garde pressante contre la montée d'un discours anti-Roms...

25 octobre 2010 : le Président de l’APCE, Mevlüt Çavuşoğlu, déclare que la discrimination contre les Roms n'est que « le sommet de l'iceberg » en matière de xénophobie en Europe et rappelle que les partis extrémistes populistes assimilent l'immigration à la criminalité et l'insécurité.

20 octobre 2010 : le Président de l’APCE se félicite vivement de la Réunion à haut niveau du Conseil de l'Europe sur les Roms, organisée avec l'Union européenne et des représentants roms, mais rappelle aux gouvernements qu’ils ont la responsabilité première d'améliorer la situation des Roms : l’éducation, l'emploi, la santé et le logement sont des questions qui relèvent des autorités nationales, souligne-t-il.

7 octobre 2010 : à la suite d'un débat urgent, l’Assemblée se déclare préoccupée dans une résolution par « une forme d’expression discriminatoire qui tend à faire l’amalgame entre l’insécurité et certaines communautés ethniques, y compris les migrants, faisant de ces dernières des boucs émissaires ». Elle condamne fermement « l’utilisation d’un langage [...] stigmatisant les Roms ou toute autre minorité ou groupe de migrants ».

22 septembre 2010 : la Commission des migrations de l’APCE appelle les gouvernements européens à suspendre les retours prévus de Roms au Kosovo « jusqu’à ce que la preuve soit faite de leur sûreté et de leur viabilité ». Elle explique que ces personnes sont confrontées à une situation sociale insoutenable après leur retour et que leur sécurité personnelle est gravement menacée. La Commission permanente de l’APCE doit débattre de cette question à Antalya le 12 novembre.

20 août 2010 : réagissant aux informations qui font état d’évacuations de camps roms en France et d’expulsions de Roms de France et d’Allemagne, le Président de l’APCE déclare que ces mesures « ne sont assurément pas de nature » à améliorer la situation de cette minorité vulnérable et qu’elles ne feront qu’attiser les sentiments racistes et xénophobes en Europe.

22 juin 2010 : lors d’un débat consacré au rapport de M. Berényi sur les Roms, l’APCE se dit choquée dans une résolution par les graves actes de violence commis récemment contre cette minorité. Ces actes « reflètent l’aggravation d’une tendance à un antitsiganisme de la pire espèce, une situation qui rappelle les heures les plus sombres de l'histoire européenne ». Les parlementaires demandent une nouvelle fois l'adoption de mesures déterminées pour améliorer l'accès des Roms à l'éducation, à l'emploi, aux services de santé et au logement.

6 avril 2010 : le rapporteur de l’APCE József Berényi (République slovaque, PPE/DC) demande que soient examinées de toute urgence les raisons pour lesquelles les efforts déployés au cours des vingt dernières années pour aider les Roms ont presque tous échoué. « Ce bilan est honteux si l’on considère la quantité de papier – et d’argent – consacrée à améliorer la situation des Roms à tous les niveaux », estime-t-il.

 

 

 

 

 

     
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