Syrie : « Nous ne pouvons pas rester silencieux face à de telles atrocités »

Strasbourg, 23.04.2012 - Dans son discours d’ouverture le Président de l’APCE, Jean-Claude Mignon, a notamment salué la tenue d’un debat d’ugence sur la situation en Syrie jeudi matin. « Notre objectif reste toujours d’assurer que les transformations démocratiques dans la région de la Méditerranée du Sud se passent de façon pacifique et dans le plein respect des droits humains fondamentaux. Ceci n’est toujours pas le cas en Syrie : plus de dix mille morts, des milliers de réfugiés– une véritable catastrophe humanitaire ! Nous ne pouvons pas rester silencieux face à de telles atrocités », a-t-il souligné.

« Le cessez-le-feu négocié par M. Annan n’est toujours pas pleinement respecté et nous avons de sérieux doutes quant à la crédibilité des engagements pris par le régime du Président Assad. Ceci étant, je suis optimiste : la Résolution 2042 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, adoptée récemment à l’unanimité, qui autorise le déploiement d’une mission d’observateurs non-armés, ainsi que le plan en six points de M. Annan, mettent en avant les conditions de base pour résoudre le conflit », a-t-il rappelé.

« Toutefois, le Printemps arabe a donné lieu à une dynamique impressionnante de transformations démocratiques dans notre voisinage du Sud et le statut de ‘partenaire pour la démocratie’ offre un potentiel énorme pour développer notre coopération avec la région. Durant cette session, nous allons recevoir M. Saad dine El Otmani, Ministre des affaires étrangères du Royaume du Maroc, - notre ancien collègue, membre de la délégation marocaine à l’Assemblée - qui nous fera part des progrès réalisés dans son pays depuis l’octroi au Maroc du statut de partenaire pour la démocratie », a poursuivi le Président.

Enfin, Jean-Claude Mignon a rappelé que cette session marquait le 10e anniversaire de la Bosnie-Herzégovine en tant que membre du Conseil de l’Europe. « En 2002, c’était un message fort et une opportunité pour le peuple de la Bosnie-Herzégovine d’avancer sur le chemin de l’intégration européenne. Toutefois, aujourd’hui, des reformes importantes restent encore en suspens, comme le constate notre Commission de suivi. Mais là encore je reste optimiste : ce n’est que par la voie de la coopération que nous pourrons avancer et je me réjouis du fait que M. Zlatko Lagumdzija, Ministre des affaires étrangères de le Bosnie-Herzégovine, intervienne devant notre Assemblée ce mercredi pour un échange de vues », a conclu le Président.