'L’abolition de la peine de mort est un combat permanent, tant entre nos frontières qu’au-delà', déclare le Président

Dans son discours d’ouverture de la session d’automne de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), le Président Pedro Agramunt a déploré que « la peine de mort soit encore en vigueur en trop d’endroits dans le monde, y compris sur notre continent. Si elle a été abolie dans de nombreux pays, il se trouve hélas de plus en plus de gens pour faire campagne pour son rétablissement ».

« Cette évolution s’explique, en partie du moins, par la crise générale des valeurs des droits de l’homme et de la démocratie, ainsi que par l’incapacité de nos institutions à protéger les personnes et à garantir le respect de leurs droits fondamentaux », a-t-il déclaré.

« En tant que membres de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, nous pouvons être fiers d’avoir instauré en Europe un espace sans peine de mort réunissant 47 Etats. Cependant, nous devons nous souvenir aussi que l’abolition de la peine de mort est un combat permanent pour défendre les valeurs que nous partageons, tant entre nos frontières qu’au-delà », a souligné le Président de l’APCE.

Exhortant les parlementaires à résister et à s’opposer publiquement à toute tentative, de la part de mouvements extrémistes et populistes, visant à affaiblir l’acquis des droits de l’homme, il a rappelé que les Etats-Unis et le Japon, qui ont tous deux le statut d’observateur, appliquent encore la peine de mort. « Nous devons poursuivre nos efforts pour les convaincre d’abandonner cette pratique incompatible avec l’acquis contemporain des droits de l’homme. Nous devons continuer de travailler avec la délégation de la Jordanie ayant le statut de partenaire pour veiller à ce que le moratoire sur les exécutions soit appliqué de manière cohérente, conformément à l’engagement pris vis-à-vis de l’Assemblée », a-t-il conclu.