Crise migratoire : une meilleure gestion du financement des situations d’urgence

« Il relève de la responsabilité morale et politique de tous les pays européens de contribuer financièrement à la gestion de la crise actuelle des migrants et des réfugiés, en fonction de leurs moyens », a déclaré aujourd’hui la Commission des migrations, réunie à Bakou. « Ces pays doivent garantir au mieux l’allocation des fonds aux secteurs où les besoins sont le plus criants, tout en limitant au maximum les coûts administratifs et les obstacles structurels », ont ajouté les parlementaires, en adoptant le rapport de Cezar Preda (Roumanie, PPE/DC) sur cette question.

Les parlementaires déplorent que la complexité des procédures budgétaires et du processus décisionnel et la lenteur de la mise en œuvre des programmes de l’UE sur le terrain empêchent l'établissement d'infrastructures et l'acheminement de l'aide en temps opportun.

La commission a également souligné qu’aucune action humanitaire, ni aucun partage du fardeau sur le plan financier ou de gestion des mouvements de personnes cherchant asile, ne pourra être réalisé sans d’importantes dotations financières des gouvernements des pays d’origine, et sans dons des Etats disposant de moyens économiques ou de la part des organisations internationales, d’ONG et d’entreprises privées.

Le texte adopté sera débattu lors de la prochaine session de l’APCE (24-28 avril 2017).