Crise migratoire en Méditerranée : des améliorations tangibles mais il faut des efforts supplémentaires

Plus d’un an après l’adoption de la déclaration UE-Turquie, l’accord a donné quelques résultats positifs, tels que la diminution considérable des traversées et des décès en Méditerranée. Depuis le dernier examen de la question par l’Assemblée, il y a un an, la situation en Grèce a connu une certaine amélioration bien que cet Etat soit devenu un pays de destination où la quasi-totalité des réfugiés et des migrants récemment arrivés demandent l’asile, a souligné aujourd’hui l’APCE.

En adoptant une résolution basée sur le rapport préparé par Miltiadis Varvitsiotis (Grèce, PPE/DC), l’Assemblée a également affirmé qu’en Italie, même si les conditions d’accueil et les procédures d’asile s’améliorent aussi, elles requièrent une action urgente. À l’instar de la Grèce, l’Italie est devenue un pays de destination et le flux ininterrompu des arrivées massives risque de saturer les capacités d’accueil.

La question du renvoi des demandeurs d’asile déboutés doit être immédiatement prise en compte ; le grand nombre de migrants en situation irrégulière constitue une menace pour tout le système d’asile et pour la stabilité sociale. Dans ces deux pays qui sont en première ligne, la situation des mineurs non accompagnés est particulièrement préoccupante, ont alerté le parlementaires.

La résolution répertorie une série de mesures que les pays concernés sont invités à prendre pour améliorer la situation à court et à plus long terme, tels que le maintien « au moins du niveau actuel d’opérations de recherche et de sauvetage » et le renfort de la lutte contre les passeurs et les trafiquants.

Les parlementaires ont notamment demandé à la Grèce d’accroître les capacités d’accueil sur les îles et sur le continent et d’’accélérer le traitement des demandes d’asile. L’Italie, ont-ils dit, devrait augmenter le nombre des structures offrant des conditions adéquates d’hébergement et revoir les procédures d’asile afin d’en renforcer l’efficacité, tandis que la Turquie devrait veiller au respect des normes internationales relatives aux droits de l’homme, notamment en matière de rétention, d’accès à l’asile et d’interdiction du refoulement, et s’abstenir de menacer de renoncer au respect des obligations décrites dans la Déclaration UE-Turquie.