L’abolition de la peine de mort au Bélarus, une simple question de volonté politique

Yves Cruchten (Luxembourg, SOC), rapporteur général de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) sur l’abolition de la peine de mort, et Andrea Rigoni (Italie, ADLE), rapporteur de l'APCE sur la situation au Bélarus, ont dénoncé les deux peines de mort prononcées par le tribunal régional de Moguilev au Bélarus.

« Nous sommes, une fois encore, contraints de dénoncer deux peines de mort prononcées au Bélarus. Il est grand temps que cela s’arrête. L’Assemblée parlementaire ne cesse d’affirmer son opposition absolue à la peine capitale, qu’elle considère comme un acte de torture et une peine inhumaine et dégradante ainsi qu’indéniablement la plus grave de toutes les violations des droits de l’homme. La lutte pour l’abolition de la peine de mort est incessante et elle ne prendra fin que lorsque la peine capitale aura été éradiquée une fois pour toutes de tout le continent, ainsi que du reste du monde », ont-ils déclaré.

« Nous exhortons à nouveau les autorités du Bélarus à rejoindre la famille européenne des abolitionnistes en commençant par instaurer, de toute urgence, un moratoire sur les exécutions. Rien dans la Constitution ou la législation du Bélarus n’empêcherait le Président Loukachenko ou le parlement d’adopter une telle mesure. Un moratoire est une simple question de volonté politique », ont-ils souligné.