Génocide des Roms : se souvenir du passé pour mieux lutter contre les préjugés

« A l’occasion de la Journée internationale de commémoration de l’holocauste des Roms, j’appelle les Etats membres du Conseil de l'Europe à intensifier leurs efforts pour s’assurer que les lieux de persécution et d’extermination des Roms pendant la Seconde Guerre mondiale soient reconnus comme tels et que l’opinion publique prenne conscience des crimes monstrueux perpétrés contre les Roms au cours de ce conflit », a déclaré la rapporteure générale de l’APCE sur la lutte contre le racisme et l’intolérance, Milena Santerini (Italie, SOC), s’exprimant à la veille de cette journée (2 août 2017).

« En ces temps inquiétants de montée des populismes et alors que les survivants du génocide s’éteignent un par un, la Journée internationale de commémoration de l’holocauste des Roms nous rappelle qu’il reste encore beaucoup à faire. Aujourd’hui plus que jamais, les lieux de mémoire doivent permettre de préserver la mémoire des victimes tout en promouvant la tolérance et la compréhension mutuelle, afin de mieux combattre les discriminations aujourd’hui », a affirmé Mme Santerini.

« Ce travail de mémoire n’est pas abstrait. Nous nous devons d’appliquer au présent la mémoire du passé, pour donner un sens à l’Europe d’aujourd’hui », a-t-elle conclu.