Election au Monténégro : libertés fondamentales respectées ; avantage institutionnel pour le candidat du parti au pouvoir

Les libertés fondamentales ont été respectées lors de l’élection présidentielle du 15 avril au Monténégro, bien que le candidat du parti au pouvoir ait eu un avantage institutionnel, ont conclu les observateurs internationaux dans une déclaration préliminaire aujourd’hui. Les candidats ont fait campagne librement, et les médias ont fourni aux participants une plate-forme pour présenter leurs points de vue, mais le manque de reportages analytiques et l’absence du favori dans les débats télévisés ont réduit l’opportunité pour les électeurs de faire un choix éclairé.

« Le vote d'hier a été bien organisé et les électeurs ont fait leur choix parmi un large éventail de candidats. En ce qui concerne la campagne électorale, des cas d’utilisation abusive de ressources de l’État et des allégations crédibles de pressions sur les électeurs en faveur du candidat du parti au pouvoir ont été signalés », a déclaré Jonas Gunnarsson (Suède, SOC), chef de la délégation de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE).

« Malheureusement, ces problèmes sont récurrents à des élections passées au Monténégro. Les débats télévisés entre les candidats à la présidence sont une procédure démocratique permettant aux électeurs de faire un choix éclairé, et la délégation de l’APCE regrette que le candidat du parti au pouvoir n’ait pas pris part aux débats ».