Libye : le Conseil de l’Europe peut contribuer à la création de structures étatiques unifiées

Selon l’Assemblée parlementaire, le Conseil de l’Europe devrait contribuer à la mise en place de structures étatiques unifiées en Libye, qui seule peut mettre fin « aux violations massives et quotidiennes des droits de l’homme et du droit humanitaire », réduire la menace terroriste et endiguer les flux migratoires.

La résolution adoptée aujourd’hui, sur la base du rapport d’Attila Korodi (Roumanie, PPE/DC) souligne que cette contribution pourrait porter notamment sur l’élaboration de la Constitution libyenne, par l’intermédiaire de la Commission de Venise, et un soutien aux opérations électorales en prévision d’un référendum constitutionnel puis d’élections législatives et présidentielles – l’Assemblée pouvant assurer une mission d’observation.

L’APCE a appelé les Etats membres à élaborer un nouveau cadre permettant la protection des migrants, et l’examen des demandes d’asile de personnes considérées comme « extrêmement vulnérables » dans des pays limitrophes plus sûrs. Elle a également plaidé pour une solution alternative aux centres de détention où les migrants sont parqués dans des conditions inhumaines – par exemple le démantèlement de ces centres et la création de centres de transit permettant le transfert des réfugiés, sur une base volontaire, vers des pays tiers.

Les parlementaires regrettent que la révolution de 2011 en Libye, dans le sillage du Printemps arabe, n’ait pu déboucher sur une transition politique réussie, mais sur une fragmentation institutionnelle, régionale et sociétale du pays, le plongeant dans le chaos. Ils ont apporté leur soutien aux efforts du Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies, en faveur « d’un dialogue inter-libyen, sans interférence, le plus inclusif possible ».