Doris Fiala : 'les opérations de sauvetage en mer requièrent tout le soutien et la solidarité de l’Europe'

Doris Fiala (Suisse, ADLE), Présidente de la Commission des migrations, des réfugiés et des personnes déplacées de l'APCE, a salué l’offre de l’Espagne d'ouvrir le port de Valence à l’Aquarius, qui dérive maintenant en Méditerranée avec 629 migrants à bord, secourus des côtes lybiennes, dont plus de 120 mineurs non accompagnés, ainsi que d'autres enfants et plusieurs femmes enceintes.

« Avant tout, les pays européens ont l'obligation de respecter les droits de l'homme et, dans ce contexte, doivent respecter le principe du sauvetage en mer. Les positions politiques ne doivent pas passer avant les considérations humanitaires, dit-elle, si nous ne protégeons pas ces gens qui tentent d'échapper à la guerre, nous devrons un jour vivre avec la responsabilité de leur sort. En même temps, les pays qui sont les premiers ports sûrs pour les arrivées par mer ont besoin d'un soutien et d'une assistance accrus de la part de tous nos Etats membres ».

La proposition de l'Espagne est venue après que l'Italie, dont les garde-côtes ont supervisé le sauvetage, puis Malte, aient refusé de laisser le navire accoster. Dans le cadre d'un partenariat entre SOS Méditerranée et Médecins Sans Frontières, le navire de recherche et de sauvetage Aquarius navigue dans le centre de la Méditerranée, sauvant les migrants de bateaux et radeaux surpeuplés et dangereux.

Un nouveau voyage en mer de trois jours entraînera inévitablement plus de dangers et de difficultés, avec en plus des problèmes de faible approvisionnement et des conditions météorologiques extrêmes.