Intensifier la prévention et la lutte contre les mariages forcés

« Le mariage forcé représente une violation grave des droits humains. Il implique un ensemble de violences faites principalement aux femmes et aux filles – mais aussi aux hommes et aux garçons – et porte atteinte aux droits à l’intégrité physique, à la santé physique et psychique, à la santé sexuelle et génésique, à l’éducation, à la vie privée, à la liberté et à l’autonomie », a déclaré l’APCE, en adoptant aujourd’hui à l’unanimité une résolution sur la base du rapport de Béatrice Fresko-Rolfo (Monaco, ADLE).

Le texte adopté indique que chaque jour à travers le monde, 39 000 filles sont mariées avant leur majorité – plus d’un tiers d’entre elles sont âgées de moins de 15 ans – et que tous les pays d’Europe sont concernés, qu’il s’agisse de mariages forcés contractés en Europe, ou de ressortissants ou résidents européens dont le mariage forcé est contracté ailleurs.

L’Assemblée a invité les Etats membres à inclure la lutte contre les mariages forcés dans leurs politiques nationales de prévention et de lutte contre la violence à l'égard des femmes, et a proposé un ensemble de mesures, visant à prévenir cette pratique, à protéger les victimes et à poursuivre les auteurs. La résolution adoptée préconise également d’ériger le mariage forcé en infraction pénale, de même que le fait d’emmener un adulte ou un enfant à l’étranger, avec l’intention de le forcer à contracter un mariage.