Souvenons-nous du passé et renforçons la lutte contre l’anti-tsiganisme

« Alors même que nous rendons hommage aux victimes du génocide des Roms perpétré au cours de la Seconde Guerre mondiale, des signes alarmants montrent que l’antitsiganisme sévit toujours en Europe », a déclaré Gabriela Heinrich (Allemagne, SOC), rapporteure générale sur la lutte contre le racisme et l’intolérance de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, à la veille de la Journée internationale de commémoration de l’Holocauste des Roms (2 août 2018).

« De hauts responsables politiques continuent à proférer des propos racistes choquants à l’encontre des Roms, des autorités locales procèdent à des expulsions forcées de leurs habitations, et dans certains endroits, une vague de violences récentes a pris pour cibles des Roms », a-t-elle ajouté.

« Le génocide commis au milieu du siècle dernier contre les Roms et les Gens du voyage est encore trop peu connu. Cela crée un climat propice aux préjugés, à la discrimination et aux crimes de haine. Les États membres du Conseil de l’Europe doivent renforcer leurs efforts pour sensibiliser la société à l’histoire des Roms et des Gens du voyage et favoriser la compréhension et l’acceptation mutuelles aujourd’hui. Les États doivent également adopter des mesures efficaces afin de protéger les victimes d’attaques racistes, de poursuivre et de punir les auteurs de ces attaques et d’enquêter sur leurs éventuelles motivations politiques » a conclu Mme Heinrich.