L’APCE propose des moyens pour prévenir la radicalisation

L’APCE a exhorté les Etats membres du Conseil de l’Europe à lutter contre la radicalisation en mettant un terme à tout financement étranger de l’islam lorsqu’il est prouvé, par des critères objectifs, qu’il est utilisé en vue d’une « expansion politique nationale vers d’autres Etats sous couvert de l’Islam ».

Cependant, dans une résolution basée sur un rapport de Doris Fiala (Suisse, ADLE), l’Assemblée a déclaré qu’une interdiction générale de tout financement étranger était « vraisemblablement déraisonnable et non nécessaire dans une société démocratique ».

« Tout financement étranger d’un culte n’est pas, en lui-même, problématique » a ajouté l’Assemblée. « Il peut, bien au contraire, contribuer au discours interreligieux ou à l’exercice d’un culte ouvert ».

Mais les parlementaires ont déclaré que les Etats devaient rejeter les tentatives des organisations étrangères de mettre en place « une société parallèle ». Les efforts devraient être concentrés sur des mesures visant à promouvoir la transparence, ont-ils déclaré.

Toutes les religions doivent être traitées sur un pied d’égalité et les mesures prises ne doivent pas placer la communauté musulmane dans une « suspicion générale » qui pourrait conduire à l’islamophobie. D’une manière générale, l’Assemblée a appelé les Etats membres à « accentuer leur lutte contre l’islamophobie », qui peut elle-même être un terreau propice à la radicalisation.

Dans une résolution distincte sur la lutte contre la radicalisation des migrants, l’Assemblée a appelé à des politiques qui favorisent l’éducation, l’inclusion sociale et soulignent les avantages de la diversité.

La résolution, basée sur un rapport de Sahiba Gafarova (Azerbaïdjan, CE), a déclaré qu’il était important d’« empêcher l’isolement, l’absence de sentiment d’appartenance, la marginalisation et l’isolationnisme communautaire », ce qui pourrait créer un terrain fertile pour la radicalisation.

L’Assemblée a également analysé le rôle joué par les femmes, les groupes de jeunes et les diasporas dans la lutte contre la radicalisation, et a défini des mesures pour freiner la diffusion de ces idées par les médias, Internet et les prisons.