Réélue, la Présidente rappelle la responsabilité statutaire de tous les acteurs du Conseil de l’Europe

 Strasbourg, 21.01.2019 - Pour la Présidente de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), 70 ans après la création du Conseil de l’Europe, la promotion de la paix et de la réconciliation, « à l’origine de la réussite que constitue la plus grande organisation paneuropéenne », reste au cœur de sa mission.

C’est ce que Liliane Maury Pasquier, réélue aujourd’hui pour un deuxième mandat d’un an, a souligné dans son discours de réinvestiture dans lequel elle appelle tous les acteurs du Conseil de l’Europe à leurs responsabilités face « à une année qui s’annonce difficile ».

Rappelant qu’il ne faut pas « oublier les facteurs qui sont à l’origine de la situation difficile que nous connaissons aujourd’hui, et la position prise par l’Assemblée face à des bouleversements politiques majeurs qui ont franchi les limites de ce qui était acceptable au regard du droit international », ainsi que l’obligation des Etats membres d’honorer leurs engagements, y compris financiers, la Présidente a souligné qu’il « faut à présent trouver un moyen d’aller de l’avant, en gardant à l’esprit ces deux points importants ».

« Le fait qu’un État membre – la Fédération de Russie – ne soit pas représenté au sein de l’Assemblée mais participe aux travaux d’autres instances de l’Organisation est « contreproductif » - pour reprendre le terme employé dans l’une de nos Résolutions - et « nuit à [la] portée globale [de notre Organisation] en tant que gardienne des droits de l’homme et de la démocratie sur l’ensemble du continent », a-t-elle déclaré.

« C’est l’avenir de l’Organisation qui est en jeu et il nous appartient donc de trouver une solution », a mis en garde la Présidente.

Dans ce contexte, elle a évoqué « la préservation de la paix » et « la construction d’une Europe unie autour des valeurs que sont les droits humains, la démocratie et l’Etat de droit » comme objectifs statutaires du Conseil de l’Europe, qui relèvent de la responsabilité conjointe « de tous les États membres, organes et instances du Conseil de l’Europe ».

Quant à l’Assemblée parlementaire, elle a insisté sur « les responsabilités institutionnelles » de demeurer « une plateforme parlementaire paneuropéenne qui s’acquitte des missions statutaires lui incombant en tant qu’organe du Conseil de l’Europe ».

Enfin, la Présidente a préconisé une série de mesures, à savoir le dialogue politique, en associant les membres du Parlement russe, « afin de protéger le système fondé sur la Convention européenne des droits de l’homme », dans l’intérêt de toutes les Européennes et de tous les Européens, le dialogue également des deux organes statutaires « afin de pouvoir parler d’une voix » ainsi que la poursuite de la révision du Règlement de l’Assemblée « afin d’assurer le bon fonctionnement de l’Assemblée ».