Redoubler d’efforts pour améliorer la situation des migrants et des réfugiés dans les îles grecques

 La situation humanitaire des demandeurs d’asile dans les centres d’accueil et d’identification de Lesbos, Samos et Chios reste critique depuis plusieurs années, a alerté la Commission des migrations. Un grand nombre sont hébergées dans des tentes, avec des équipements sanitaires inadaptés, une alimentation insuffisante, des services de santé inexistants et de mauvaises conditions de sécurité.

En suivant les propositions de la rapporteure, Petra de Sutter (Belgique, SOC), la commission a déclaré que les autorités grecques devraient « améliorer rapidement les conditions d’hébergement, d’hygiène et de sécurité à l’intérieur des centres d’accueil et d’identification surpeuplés de Lesbos, Samos et Chios ». Il faudrait également revoir la pratique consistant à conditionner le transfert de demandeurs d’asile vers la Grèce continentale à une situation de vulnérabilité ou à un état de santé grave, dûment identifier et enregistrer tous les migrants qui arrivent par bateau dans les îles grecques et faire en sorte que les mineurs non accompagnés et les femmes soient particulièrement protégés contre la violence.

Selon la commission, les autorités turques devraient accroître leurs efforts pour que les trafiquants d’êtres humains et les passeurs « ne puissent pas agir en toute impunité lorsqu’ils déplacent des migrants vers la Grèce », tandis que l’Union européenne devrait aider la Grèce à accueillir les demandeurs d’asile et les réfugiés et à gérer les frontières extérieures de l’UE et réintroduire des programmes de financement de projets humanitaires gérés par les ONG, « ce qui permettrait des projets plus décentralisés, plus proches des personnes dans le besoin ».