Une commission profondément préoccupée par l'ampleur du blanchiment d'argent dans les Etats membres

Dans un projet de résolution adopté à l'unanimité, la Commission des questions juridiques a demandé le renforcement des mécanismes nationaux et de la coopération internationale pour lutter contre le blanchiment d'argent. Elle a exprimé sa profonde préoccupation concernant l'ampleur du blanchiment d'argent impliquant des Etats membres du Conseil de l'Europe. Selon un rapport de Mart van de Ven (Pays-Bas, ADLE), l'ampleur, la durée et la portée des systèmes de blanchiment d'argent ‘mondiaux’ et ‘azerbaïdjanais’ – bien que n'étant pas les seuls cas de blanchiment d'argent – laissent présager une faiblesse dans les mécanismes de lutte contre le blanchiment de capitaux au niveau national, régional et/ou international.

Dans son rapport sur « ‘Lessiveuses’ : relever les nouveaux défis en matière de lutte contre le crime organisé et le blanchiment d'argent – la nécessité d'intensifier la coopération internationale », il souligne qu'un blanchiment d'argent à grande échelle a été rendu possible par de graves problèmes structurels, à différents niveaux.

« Le blanchiment d’argent, en particulier à cette échelle, constitue une menace sérieuse pour la stabilité démocratique, les droits de l’homme et l’Etat de droit dans les pays à partir desquels, par lesquels et auxquels des fonds illicites sont transférés, en facilitant, encourageant et dissimulant la corruption et d’autres graves activités criminelles », a conclu la commission, en adoptant une liste importante de mesures destinées à remédier aux lacunes des Etats membres du Conseil de l'Europe, y compris au niveau des institutions financières ainsi qu'au niveau européen et international.