République de Moldova : les mesures pour ‘désoligarchiser’ le pays et lutter contre la corruption doivent contribuer à consolider les institutions

Compte tenu du climat polarisé en République de Moldova et de la crise politique et constitutionnelle sans précédent de juin 2019, la Commission de suivi a salué aujourd’hui « la résilience du peuple moldave et la passation pacifique du pouvoir », avec la formation d’une coalition parlementaire ayant réussi à s’entendre sur des objectifs communs, malgré des visions politiques divergentes.

En adoptant le rapport d’Egidijus Vareikis (Lituanie, PPE/DC) et de Maryvonne Blondin (France, SOC), la commission a appelé le nouveau gouvernement à s’assurer que les mesures envisagées pour « désoligarchiser » le pays et lutter contre la corruption, permettront de réformer le système, et à terme, de consolider les institutions démocratiques. « Ces mesures doivent viser à renforcer l’indépendance des institutions de l’Etat – en particulier celles du système judiciaire et du ministère public – et à garantir de nouvelles lois conformes aux normes du Conseil de l’Europe », ont déclaré les parlementaires.

En outre, la commission a souligné la nécessité de renforcer le système judiciaire, car ses faiblesses ont permis le développement de mécanismes de blanchiment de capitaux. Elle a demandé instamment aux autorités moldaves d’agir pour éradiquer la corruption et de mettre en œuvre les recommandations formulées par le GRECO en 2016 et 2018.

Enfin, la commission a encouragé les autorités moldaves à poursuivre leur coopération avec le Conseil de l’Europe, notamment avec la Commission de Venise, concernant plus spécialement la réforme du système judiciaire, du parquet et de la législation anticorruption. Elle propose que l’Assemblés continuer d’observer de près ces développements dans le cadre de sa procédure de suivi.