La Présidente et une rapporteure regrettent que le Parlement slovaque s’oppose à ratifier la Convention d’Istanbul

« Nous regrettons d’apprendre l’opposition renouvelée du Parlement de la République slovaque à ratifier la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes, y compris la violence domestique (Convention d’Istanbul) », ont déclaré aujourd’hui Liliane Maury Pasquier, Présidente de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) et Béatrice Fresko-Rolfo (Monaco, ALDE), rapporteure générale de l’Assemblée sur la violence à l’égard des femmes.

« La Convention d’Istanbul est à ce jour le plus ambitieux traité international destiné à lutter contre la violence à l’égard des femmes, une grave violation des droits humains. La non-ratification par un Etat de cette convention signifie que cet Etat ne portera pas sa législation au niveau des standards promus par la Convention d’Istanbul, qui sont à ce jour les plus avancés pour lutter contre les violences à l’égard des femmes.

Cela signifie par conséquent moins de protection pour les femmes et les enfants victimes de violence, moins de mesures de prévention de la violence à l’égard des femmes et moins de services d’aide aux victimes, moins de suivi des auteurs de violences et moins de condamnations à leur encontre. Finalement, cela signifie pour l’Etat qu’il ne pourra pas bénéficier d’une forte coopération internationale et échanger des bonnes pratiques permettant de relever ces défis et de mettre ainsi fin aux violences à l’égard des femmes et aux violences domestiques », ont-elles ajouté.

« En tant que Présidente de l’Assemblée parlementaire et rapporteure générale sur la violence à l’égard des femmes, nous tenons à rappeler que l’APCE est toujours prête à coopérer avec les parlements nationaux. Nous appelons le parlement slovaque à profiter de cette opportunité et de notre volonté de travailler ensemble pour mieux appréhender la portée de la Convention d’Istanbul, l’importance de sa ratification et de sa mise en œuvre, ainsi que son très grand potentiel positif pour toutes les femmes victimes de violences », ont-elles conclu.