Une commission dresse une liste des mesures nécessaires pour réduire le « tourisme pour la transplantation d’organes »

La Commission des questions sociales de l'APCE a défini une série de mesures visant à combattre le tourisme pour la transplantation d'organes - notamment une meilleure traçabilité pour les donneurs et les receveurs, l'application de systèmes d’aiguillage internationale, et une meilleure lutte contre la traite des êtres humains en général.

En approuvant a l'unanimité un rapport de Stefan Schennach (Autriche, SOC), la commission a également appelé à de meilleures stratégies pour prévenir et traiter en premier lieu les défaillances organiques, et a exhorté les Etats membres du Conseil de l'Europe - ainsi que les Etats observateurs et partenaires - à appliquer dans ce domaine toutes les conventions mondiales et du Conseil de l'Europe pertinentes.

« L’adoption d’une approche globale s’impose pour résoudre le problème du tourisme de transplantation d'organes » ont déclaré les parlementaires. « A la base, il convient de combler l'écart entre l’offre et la demande, face à des personnes en attente d’organes de plus en plus désespérées, dont le nombre ne fera que croître à l'avenir. »

La commission a également déclaré que les Etats membres devraient faire preuve d'une « prudence particulière » dans la coopération avec le ‘China Organ Transplant Response System’ et la Croix-Rouge chinoise, « à la lumière d'une étude récente qui jette le doute sur la crédibilité de la réforme du système chinois de transplantation d'organes ».

L'Assemblée plénière doit débattre du rapport en janvier 2020.