Pour une action concertée contre la traite des êtres humains

Le Conseil de l’Europe devrait « faire davantage pour combattre la traite des êtres humains et faire en sorte que ses normes juridiques soient adéquates et mises en œuvre par tous les États membres », a déclaré la Commission des migrations lors de sa réunion du 2 décembre, Journée internationale de l’abolition de l’esclavage.

Dans un projet de résolution adopté, basé sur le rappport préparé par Vernon Coaker (Royaume-Uni, SOC), la commission a exprimé sa vive préoccupation face au nombre élevé de victimes de la traite des êtres humains en Europe, « dont la plupart sont soumises à la prostitution, au travail forcé, au trafic d’organes, au mariage forcé ou à l’adoption illégale ». Ces dernières années, « l’Europe a été plus que jamais l’une des principales destinations des migrants », qui sont les premières cibles des trafiquants et des passeurs pour ces formes d’exploitation, souligne le texte.

La prévention de la traite et la protection des victimes « doivent être une priorité de premier ordre », ont déclaré les parlementaires. À cet effet, les États membres devraient, en particulier, veiller à ce que les victimes de la traite ne soient pas sanctionnées, à ce qu’elles bénéficient de services de santé et d’une assistance juridique adéquats, et à ce qu’il existe des programmes de protection des témoins pour faciliter leurs témoignages contre les trafiquants.

Ce ne sont pas les analyses qui manquent, souligne le texte adopté, mais « plutôt la volonté de faire bouger les choses et de faire évoluer les mentalités qui rendent la traite possible ». Les parlementaires sont « particulièrement bien placés pour favoriser les changements nécessaires, au niveau des politiques, des lois et des mesures concrètes ».