Prévenir violences et discriminations à l'égard des minorités religieuses parmi les réfugiés

Le droit humanitaire international reconnaît aux réfugiés et aux demandeurs d’asile le droit à une protection adéquate. Déracinés de leur pays d’origine, a rappelé l’Assemblée, ces migrants n’ont parfois pour tout bagage que leurs pratiques culturelles, leurs traditions et leur foi. Et celles-ci jouent un rôle d’autant plus important dans la conservation de leur dignité humaine, voire de leur intégrité physique et psychologique.

En adoptant à l’unanimité une résolution, basée sur le rapport préparé par Egidijus Vareikis (Lituanie, PPE/DC), l’Assemblée, a estimé que « les croyances et les pratiques religieuses des migrants et des réfugiés doivent être prises en considération comme un facteur de réussite essentiel des politiques d’accueil et d’intégration ». Aussi, elle a appelé les États membres du Conseil de l’Europe « à exprimer leur volonté politique d’assurer une meilleure protection aux réfugiés et aux demandeurs d’asile en Europe, en prévenant la violence et la discrimination fondées sur la religion ».

Selon les parlementaires, les États membres devraient « promouvoir le dialogue interreligieux et interconfessionnel dans le contexte des procédures de demande d’asile », régler avec davantage d’efficacité et de respect pour la dignité et les droits des réfugiés et des demandeurs d’asile les conflits fondés sur la religion au sein des centres et des structures d'hébergement temporaire accueillant des réfugiés, et promouvoir les bonnes pratiques et les initiatives sur le terrain « favorisant le dialogue interreligieux et la cohabitation pacifique », en tenant compte du genre.