Le Président appelle les parlementaires à répondre aux préoccupations humanitaires résultant de la situation aux frontières entre la Turquie et la Grèce et entre la Turquie et la Syrie

A l'issue d'un débat d'actualité sur le thème « Développements récents aux frontières entre la Turquie, la Grèce et la Bulgarie : comment sauvegarder les droits de l'homme ? » lors de la réunion de la Commission permanente de l'Assemblée parlementaire, le Président de l'APCE, Rik Daems, a appelé les 47 Etats membres à se pencher collectivement sur la question des conséquences humanitaires de la guerre et de la crise en Syrie.

« Cette guerre et cette crise ne peuvent être résolues par un seul pays ; nous avons tous un rôle et une responsabilité. L'accord conclu hier entre la Turquie et la Russie pour un cessez-le-feu à Idlib peut être salué et permettra, espérons-le, d'atténuer l’aggravation de la situation humanitaire des personnes déplacées et des réfugiés syriens à la frontière entre la Syrie et la Turquie. Il pourrait également commencer à désamorcer la crise humanitaire et politique à la frontière entre la Turquie et la Grèce, où des centaines et des milliers de réfugiés, de demandeurs d'asile et de migrants se sont rassemblés pour tenter de passer », a déclaré M. Daems.

« Le premier objectif de nos organisations devrait être de répondre aux préoccupations humanitaires et relatives aux droits de l'homme des personnes prises dans cette tragédie, en les traitant avant tout comme des individus ». Elles ne doivent pas être utilisées comme des pions dans une lutte politique internationale plus importante. Pour ce faire, nous devons faire preuve de compassion envers les individus et de solidarité avec les pays qui assument le poids de la responsabilité : la Turquie, la Grèce et d'autres. L'Union européenne a un rôle central à jouer, tout comme les 47 États membres du Conseil de l'Europe », a ajouté le Président.

L'Assemblée continuera à suivre attentivement la situation, et j'invite les membres de l'Assemblée parlementaire à aborder cette question dans leurs parlements nationaux ».