COVID-19 : les réfugiés sont dans un cercle vicieux qui les rend particulièrement vulnérables

« La session extraordinaire du Conseil de sécurité des Nations Unies du 9 avril a souligné à juste titre les graves répercussions de la pandémie de Covid-19 sur les populations civiles dans les zones de conflit. Les personnes déplacées à l'intérieur de leur pays, ainsi que les réfugiés, sont dans le cercle vicieux d'être contraints de fuir leur domicile et de chercher refuge dans des camps souvent pauvres et surpeuplés, deux facteurs qui les rendent particulièrement vulnérables à la pandémie », a déclaré Fabien Gouttefarde (France, ADLE), rapporteur sur la protection des victimes de déplacement forcé en vertu du droit international.

« En outre, l'aide humanitaire internationale des Nations Unies et des ONG est souvent interrompue en raison de la fermeture des frontières à l'échelle mondiale dans le cadre des mesures anti-pandémie. Même les reportages des médias sur les violations des droits de l'homme dans les zones de conflit sont entravés. Dans ces circonstances extrêmes, il est vital de reconnaître les droits fondamentaux des personnes déplacées de force et de mettre immédiatement un terme à toute action qui entraînerait davantage de déplacements de populations civiles ou continuerait leurs déplacements forcés », a-t-il ajouté.

« Comme le Secrétaire général de l'ONU l'a clairement déclaré, les 'seigneurs de guerre', les mercenaires et les terroristes cherchent à profiter du fait que les États sont paralysés par la pandémie. Par conséquent, il est important de rappeler avec force que le droit international ne peut pas être compromis par une pandémie et par ceux qui ont l'intention d'en tirer parti. Nous, parlementaires nationaux, devons faire tout notre possible pour tenir légalement et politiquement responsables ceux qui déplacent de force des personnes, en Europe ou ailleurs », a conclu le rapporteur.