"Priver les personnes trans et intersexes en Hongrie de la reconnaissance juridique de leur genre est intolérable", déclare un rapporteur général

"L’adoption cette semaine par le Parlement hongrois d'une loi visant à empêcher les personnes trans et intersexes d'obtenir la reconnaissance juridique de leur identité de genre constitue une violation flagrante des droits humains", a déclaré aujourd'hui le rapporteur général de l'APCE sur les droits des personnes LGBTI, Fourat BEN Chikha (Belgique, SOC). "Cela est d’autant plus inacceptable que ces mesures sont adoptées alors que la pandémie en cours exacerbe déjà la marginalisation des personnes trans et intersexes au sein de la société hongroise".

"Pour les personnes trans, disposer de documents d'identité correspondant à leur identité de genre est essentiel. Sans ces documents, les personnes trans sont exposées au harcèlement et à la discrimination dans tous les domaines de la vie quotidienne - leurs droits fondamentaux sont violés chaque fois qu'elles doivent présenter une pièce d'identité, quelle que soit l'importance ou la gravité de la transaction en cause. Certaines personnes intersexes sont confrontées aux mêmes problèmes", a-t-il souligné.

"La nouvelle loi hongroise est extrêmement préjudiciable et contraire à la Convention européenne des droits de l'homme ; il est crucial qu’elle n’entre pas en vigueur. Les dispositions concernées doivent être soumises d’urgence au contrôle de la Cour constitutionnelle, avant qu’elles n’entrent en vigueur. J'invite également le commissaire hongrois aux droits fondamentaux à prendre toutes les mesures en son pouvoir pour protéger les personnes trans et intersexes des effets dévastateurs que cette loi pourrait avoir sur leurs droits et leur vie", a-t-il conclu.