COVID-19 : Des mesures ‘rapides et soutenues’, dans le respect des droits, pour répondre aux flambées épidémiques

« Les leçons à tirer des souffrances de ces derniers mois doivent être que nous devons agir vite pour endiguer les épidémies, en prenant des mesures efficaces et éprouvées, dans le respect des droits, pour éviter une catastrophe en termes de pertes humaines et de coûts de maladie, ainsi que de conséquences pour l’économie et les droits humains », », a déclaré la Commission des questions sociales, de la santé et du développement durable, réunie aujourd’hui par vidéoconférence.

En adoptant le rapport d’Andrej Hunko (Allemagne, GUE), la commission a notamment recommandé aux Etats membres :

- de prendre « des mesures rapides et soutenues » en cas de flambées épidémiques de coronavirus SARS-CoV-2 sur leur territoire, pour réduire les contacts humains par l’éloignement social/physique, si nécessaire par le confinement/les fermetures, pendant la durée nécessaire à la réduction de la propagation du virus au sein de la population jusqu’à un niveau contrôlable.

- de fournir des équipements de protection au personnel de santé et aux autres travailleurs essentiels, et de renforcer les capacités du système de santé, notamment en augmentant les équipements pour diagnostiquer et traiter les patients (tests diagnostiques, oxygène, respirateurs) et le nombre de lits de soins intensifs disponibles dans les hôpitaux.

- de mettre en place des conditions pour isoler et traiter les cas symptomatiques qui ne nécessitent pas d’hospitalisation immédiate, sur une base volontaire.

Selon les parlementaires, les Etats membres devraient être transparents pendant le processus de prise de décision, fondé sur des avis scientifiques éprouvés ; mener des campagnes massives de test pour toutes les personnes présentes sur leur territoire, soutenir activement la recherche, le développement et la production de médicaments, kits de diagnostic, vaccins et matériels de protection ; et réaffirmer le rôle fondamental des parlements dans leur mission de contrôle des actions du gouvernement.

Le texte adopté propose également que la sécurité sanitaire mondiale adopte une approche « Une seule santé » (One Health) englobant les interactions entre les animaux, les êtres humains et l’environnement qui contribuent aux maladies.

Par ailleurs, la commission a préconisé une réforme de l’OMS lui permettant de mieux s’acquitter de son mandat et proposé d’établir aux Nations Unies « un système d’inspection durable pour les événements biologiques actuels et futurs aux conséquences graves », et éventuellement la nomination d’un facilitateur permanent au Bureau du Secrétaire général des Nations Unies.

Enfin, la commission a recommandé que le Comité des Ministres « rétablisse d’urgence un comité directeur intergouvernemental sur la santé publique », en vue d’établir un système régional soutenant les institutions internationales et européennes responsables dans leur réaction en cas de pandémie.

Ce rapport sera débattu lors de la Commission permanente de l’APCE qui se réunira le 26 juin.