COVID-19 : protéger la santé des réfugiés pendant et après la crise

« A l'occasion de de la Journée mondiale des réfugiés, je voudrais me joindre aux appels visant à agir pour assurer la protection de la santé des personnes en déplacement les plus vulnérables pendant et après la crise de COVID-19 », a déclaré Pierre-Alain Fridez (Suisse, SOC), Président de la Commission des migrations, des réfugiés et des personnes déplacées de l’APCE.

« J'appelle tous les gouvernements européens à soutenir les efforts du HCR et d'autres organisations pour répondre aux besoins sanitaires immédiats des réfugiés et à les inclure dans les plans d'urgence à long terme, notamment la fourniture d'informations d'urgence dans leur langue et adaptées à tous les niveaux de compréhension, y compris les enfants. Il est nécessaire de mettre en place des installations sanitaires spécifiques aux femmes, ainsi que de former le personnel soignant pour répondre aux besoins des populations réfugiées », a-t-il ajouté.

« Selon le rapport du HCR sur les tendances mondiales des déplacements forcés, qui vient d'être publié, plus de 20 millions de personnes étaient sous la protection du HCR et près de 80 millions de personnes étaient déplacées de force dans le monde en 2019, chiffre le plus élevé jamais atteint », a-t-il souligné.

« Depuis lors, la pandémie de COVID-19 a changé toutes nos vies et a eu des effets sans précédent sur la circulation des personnes partout dans le monde. Les migrants sont par définition des personnes en mouvement, dont beaucoup sont forcées de quitter leur foyer en raison de conflits ou de persécutions. Ces personnes vivent dans des conditions temporaires et précaires, souvent sans soins de santé ni installations sanitaires suffisantes, et particulièrement exposées au risque de contamination. Nous devons donc veiller à ce qu’ils aient un accès équitable aux soins primaires essentiels et aux services de santé, y compris les services de santé reproductive et mentale », a conclu M. Fridez.