Le Président de la Commission des migrations soutient l'appel de la présidence de l'UE à réinstaller les migrants secourus en mer

« Je suis reconnaissant envers l'Italie d'avoir autorisé le transfert des 180 migrants qui étaient à bord du navire Ocean Viking, sur le navire italien Moby Zaza pour une quarantaine, une assistance médicale et l'enregistrement de demandes d'asile », a déclaré Pierre-Alain Fridez (Suisse, SOC), Président de la Commission des migrations, des réfugiés et des personnes déplacées.

Il a rappellé que l'Assemblée parlementaire a souligné à plusieurs reprises l'obligation de secourir les bateaux de migrants en détresse en mer, plus récemment dans la Résolution 2305 (2019) sur le sauvetage des vies en Méditerranée et dans la Résolution 2229 (2018) sur les « Obligations internationales des États membres du Conseil de l’Europe de protéger les vies en mer ».

« Même pendant la pandémie de COVID-19, les demandeurs d'asile ont droit à une protection internationale en vertu de la Convention des Nations unies sur les réfugiés de 1951 et de son protocole de 1967. En outre, le droit maritime international exige que les bateaux de migrants en détresse en mer soient secourus et amenés au prochain port sûr », a déclaré M. Fridez.

« Au 30 juin de cette année, 24 358 ‘boat people’ sont arrivés en Europe par la mer Méditerranée, plus d'un tiers d'entre eux se sont échoués sur les îles grecques, et de nombreux autres sont arrivés en Espagne, en Italie, à Malte et à Chypre. Je salue vivement l'appel lancé hier par la présidence allemande de l'UE pour parvenir à un modus operandi concerté en vue de réinstaller les réfugiés arrivant par bateau au sein de l'UE, et je suis entièrement d'accord avec le ministre allemand de l'Intérieur sur le fait qu'il n'est pas acceptable de recourir à la diplomatie téléphonique pour trouver un port ou un pays acceptant ces bateaux et ces personnes en détresse. Tous les États membres du Conseil de l'Europe et l'UE doivent aider les ‘boat people’ ainsi que les pays en première ligne à l'arrivée – ceci est particulièrement important en cette période de pandémie de COVID-19 », a-t-il ajouté.

« La Commission des migrations, des réfugiés et des personnes déplacées de l'Assemblée parlementaire continuera à suivre la situation et approuvera prochainement un rapport sur les droits et obligations des ONG qui aident les réfugiés et les migrants en Europe », a conclu Pierre-Alain Fridez.